2015 - Cyclades - mariepierreterrettaz

Eté 2015, il fait une chaleur accablante en Suisse. Après quelques infos et conseils pris auprès d'une collègue grecque, c'est décidé : cette année, ce sera un "ferry trip" dans les Cyclades (Santorin, Folegandros et Milos).

Mais quelle idée saugrenue ....moi qui n'aime pas le chaud. Et bien....bingo : 10 jours à 30°, du vent et un ciel uniformément bleu !

Ce sera un véritable coup de coeur : les gens, la nature, l'architecture, l'authenticité, la gastronomie : tout nous a plu. Nous y retournerons !


Santorin/ Sud de l'ìle

Santorin constitue le bord oriental d'un ancien cratère submergé par la mer au IIe millénaire av. J.-C., suite à une éruption explosive qui souffla les 2/3 de l'île.  C'est à ce cataclysme que l'île doit sa surprenante beauté. Escale "obligatoire" des croisières dans les cyclades, étape incontournable des chinois ou américains qui font leur tour d'Europe, l'île a de la peine à absorber et gérer le flot des touristes et il est difficile de sortir des sentiers battus.

Notre point de chute a été le Kokkinos  au sud ouest de l'île dans la région d'Akrotiri, pour le rapport qualité/prix et la vue (et quelle vue !!!!). A conseiller, nous y retournerions les yeux fermés. On a loué un scooter à quelques minutes à pied de l'hôtel à chez Diamantis. Le scooter a été notre moyen de transport sur toutes les îles (mon p'tit mari a eu un plaisir fou de sillonner les routes - et chemins.....avide de découverte).

On a aimé : la Caldeira, le ballet des Ferries et paquebots, le sentier des mulets, les couchers de soleil,  le village de Pyrgos, la montée et la vue depuis le Mont Profitis Ilias, Mesa Pigadia,

On a moins aimé : les chinois....et l'afflux par vague des touristes débarquant des paquebots de croisières.


Folegandros


A 45 minutes de ferry de Santorin, Folegandros, avec ses 32 km carrés et des 700 habitants a gardé son âme.  Une seule route gourdronnée relie Karovastati (le port) à Chora, Angali et Ano Meria (les 4 seuls villages de l'île).

Nous logions au Haraki traditional house  en bordure de Chora, le village principal de l'île. Il ne propose pas de petit déjeuner mais les chambres (petites structures indépendantes autour d'une piscine)  possèdent toutes une petite cuisine. Nous avons quand à nous été tous les jours prendre notre petit-déjeuner au village (mmhhhh le yougourt grec avec du miel....).

Nous avons aimé : ben....TOUT !  Chora, ses petites ruelles et ses places, son kastro, l'Eglise de la Panigia au coucher du soleil, les plages sauvages "inaccessibles", son côté désolé et désertique.



Milos

Nous revoici sur le ferry direction notre 3ème étape : l'île de Milos.  C'est la moins "cycladique" de notre périple. Exploitée depuis l'Antiquité  de manière industrielle pour la richesse de son sous-sol, sa population ne vit pas que du tourisme. Le volcanisme, la mer, le vent ont donné à son littoral des formes des plus étranges : parois de tuf blanc immaculé, arches et cavités, rochers lunaires,  orgues basaltiques, falaises multicolores......

"en milo"   guesthouse à Polonia a été notre point de chute, , tout au nord de l'île. Situé dans une anse, il est charmant mais un peu trop décentré.

Nous avons aimé : la diversité et la beauté des plages,  nager à  Kleftiko (accès en bateau), Firopotamos

Nous avons moins aimé : île un peu trop grande, pas assez "cycladique".


Oia - Santorini

De retour pour 1 nuit sur Santorin pour "attraper" l'avion du retour (nous avions prévu une petite "marge"), on s'est accordé une pause "luxe" à Oia (à prononcer I-a) : ruelles de dallées de marbre, façades aux couleurs pastel, multiples dômes des chapelles, c'est un des plus beaux villages de Santorin. Quel plaisir de s'y promener seule au lever du soleil et également le soir dans la foule venue admirer le coucher du soleil.


Bon à savoir ;-)

Il est étonnament très facile de rejoindre la Grèce et les Cyclades. Nous avons choisi initialement Santorin car l'île possède un aéroport desservi depuis la Suisse. Nous aurions pu également atterrir à Athènes et prendre un ferry ou un vol interne (https://fr.aegeanair.com/) car presque toutes les îles possèdent un petit aéroport domestique.

Nous avions réservé les ferrys à l'avance. Cela n'aurait pas été nécessaire malgré la haute saison. A noter qu'ils ne sont JAMAIS à l'heure... les grecs le savent. Ils suivent le timing en direct via le  web.  A noter qu'ils arrivent en retard mais le débarquement et l'embarquement se passe au pas de charge ! ATTENTION : prévoir un jour de battement si vous avez un avion à prendre, en cas de "tempête", aucun ferry ne circule !